Tour des Flandres 2019

Le samedi 6 avril, 16.000 cyclistes amateurs venus du monde ont disputé leur Tour des Flandres. Avec un parcours empruntant les mêmes difficultés, secteurs pavés et petites routes que les pros le lendemain dans leur quête de gloire.

L’AC ORSAY était présent.

Quelques infos récupérées sur le site officiel.

Les Participants

  • 4450 cyclistes ont opté pour la plus longue distance, 229 km
  • 4030 sur le 174 km
  • 5270 sur le 139 km
  • 2150 sur le 74 km

Quelque 1100 femmes, réparties dans toutes les distances, ont pris le départ. 

63 Nationalités

Au total, 63 nationalités été présentes. 42% des participants sont Belges. Ils sont suivis par plus de 2800 Néerlandais, 1800 Britanniques et 1300 Français. Pas moins de 184 résidents des Etats-Unis, 68 Australiens, 23 Néo-Zélandais, une délégation d’Afrique du Sud et des cyclos venus de Hong-Kong, de Taïwan, du Niger, du Népal, du Mozambique, d’Inde et des Bermudes. 

Coté Organisation

Un staff de 650 personnes,  plus de 400 signaleurs, dont 30 signaleurs mobiles, sur le parcours tout au long duquel prennent place plus de 150 panneaux d’avertissement, 260 poubelles et 210 toilettes.

4 énormes ravitaillements, repartis sur le parcours, sponsorisés par des marques bien connues. Pas de demi-mesure sur les quantités avec des produits belges (gaufres, couques, et gaufrette au miel) pour faire le plein de glucose. Une accessibilité parfaite au regard du nombre de participant.

Coté sportif

Avant toute chose, il faut rappeler que c’est une cyclotouriste (pas de course, pas de chronos) et que l’on trouve des cyclistes de tout âge et de tout niveau.

On a opté pour le parcours de 174 km et ses 2100 de D+. Le parcours empreinte toutes les bosses mythiques de la région :

Koppenberg ( max 22%), Patenberk ( max 20.3%), mur de Grammont ( max 20 %), vieux Quaremont ( 2 km), …,  soit 18 bosses ( ou murs ) au total complétés de secteurs pavés.

Levés à 5 h du matin, on passe la ligne de départ à AOUDENARDE à 7h10, ce qui nous permet de partir dans les premiers. Il fait frais, 6 °, mais sec.

Vu le monde, pas de soucis pour trouver des roues, ca roule, mais le rythme reste raisonnable, la journée n’est pas finie. Arrive la 1ere difficulté, le Wolvenberg avec un passage à 17,3 %. Cela réchauffe fort et  permet de voir rapidement la différence de niveau entre les participants. On enchaine ensuite un secteur pavé plat, qui réveil les derniers endormis et permet de s’offrir gratuitement un massage intégral des plus désagréable. Et ce n’est que le début.

Viennent ensuite, bosse, secteurs pavés, mur, ravitaillement, bosses avec pavés, etc. Pas le temps de s’ennuyer, on n’est pas dans la Beauce. Chaque ravitaillement permet de se refaire, mais on voit déjà pas mal de cyclos entamés, de notre coté cela tient bien.

Km 110, 3’eme ravitaillement et enfin les choses sérieuses vont pouvoir commencer. 8 difficultés vont défiler et les différents parcours vont se rejoindre afin de former un flot quasi continu de vélo. On a encore des forces, on slalome dans les bosses pavés pour contourner beaucoup de cyclos pied à terre. On enchaine et ca passe.

Début du mur de Grammont
Mur de Grammont en Haut

Arrive enfin le dessert, km 155, le vieux Quaremont une bosse de 2 km avec passage à 12% et le bouquet final, km 162, le Patenberk à 12.9% de moyenne et un passage à 20.3 % le tout sur un chemin étroit avec des pavés. C’est l’enfer pour beaucoup, plus des ¾ des cyclistes sont a pieds et d’autre tombe ou s’arrête juste devant vous. Cela ressemble a ‘sauve qui peut’ dont on arrive au sommet, en passant en force sans mettre le pied a terre. Presqu’un miracle vu le monde et la pente.

La Belgique, pays du vélo et de la bière

Reste 12 km de plat avant l’arrivée, avec une relative fraîcheur et l’euphorie d’avoir tout passé, on lâche nos dernières forces en doublant tout les cyclistes devant nous. Ceux qui le peuvent, accrochent les wagons, et on se retrouve a tirer un peloton de plus de 50 en file indienne à plus de 38 km de moyenne. Un grand final et un grand souvenir. 

174 km, 2100 de D+, 6 heures de vélos passé trop vite, et c’est l’arrivée sur la place centrale d’OUDENARDE. On clôture par le moins difficile,  boire notre bière(s) bien méritée, avec le spectacle du flot continu de cycliste finissant leurs parcours.

Un parcours hors norme, une organisation sans faille et une super ambiance, le tout au sec, cela restera un grand souvenir pour tous.

Merci aux Belges, pays du vélo (et de la bière)

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