Paris-Roubaix Cyclo (07.04)

Je n’ai plus trop l’occasion de m’illustrer par mes résultats sportifs. Exceptionnellement, je vais vous parler d’une petite virée qui m’a fait plus souffrir que bien des compétitions, malgré l’absence d’enjeu chronométrique.

 

Samedi 8 avril, en levée de rideau des pros, je me suis attaqué aux mythiques secteurs pavés de Parix-Roubaix, sur le ‘Paris-Roubaix Challenge’ ouvert aux amateurs. Le parcours de 145 km, avec les 33 derniers kilomètres de pavés de la course et l’arrivée sur le Vélodrome.

Comme j’ai dit après l’arrivée à l’ami qui m’a entraîné dans le défi : « heureusement qu’il a fait beau, et surtout, heureusement que je ne savais pas ce qui m’attendait ! ».

Dans Aremberg, dont l’entrée avait été neutralisée par les organisateurs de peur que la boue ne provoque des chutes (!), j’ai pensé dix fois que « c’était inhumain ». Si les secteurs suivants se sont bien passés, le final à Camphin puis Carrefour de l’Arbre ont eu raison de mon physique. Je me demande encore où je posais les roues pour avancer… Mais qui a eu l’idée de faire passer une course cycliste sur ces … routes (??) !!!  A la télé, je ne me rendais pas compte combien c’est dur…

Alors au bout de l’enfer : l’arrivé au vélodrome, on trouve le paradis !

Nous avons roulé avec toutes les nationalités européennes, des Américains et même des Néo-Zélandais (qui se payaient le rêve de leur vie avec le doublé Ronde-Roubaix). Près de 80% de participants étrangers (sur plus de 6 000 engagés). La légende n’a pas de frontières.

48 h plus tard, j’aurai encore du mal à reposer les fesses sur une selle, j’ai les poignets meurtris et les phalanges encore gonflées. Mais qu’est-ce que c’est bon de l’avoir fait ! Je crois même que je serai capable d’y retourner (enfin pas tout de suite…) !

J’ai déjà fait des Etapes du Tour, le Ronde cyclo (le nouveau puis l’ancien parcours), Liège et l’Amstel cyclos, mais faire Paris-Roubaix a quelque chose de mythique, c’est vraiment unique, une autre dimension du cyclisme.

 

Cerise sur le gâteau : la veille vendredi, une demi-heure à tourner sur le nouveau vélodrome couvert (« Le Stab’ »), puis le lendemain dimanche voir les coureurs passer 2 fois plus vite que soi sur ses maudits pavés, dans une campagne française annexée par des milliers de supporters flamands en délire.

 

Si vous pouvez, faîtes le Paris-Roubaix (même juste un bout). Vous allez en ch…, vous allez vous demander pourquoi vous êtes là… Mais auprès la ligne du vélodrome, vous aurez vécu une expérience inoubliable.

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